Croissance, quelle croissance ?

Mis à jour le: 05/07/2018 par Vincent Cudkowicz

Au États-Unis, les chiffres de l’emploi pour le mois d’octobre ont confirmé la bonne santé de l’économie américaine.

Avec 214K nouvelles créations de postes et des chiffres révisés à la hausse pour Août et Septembre (203K et 256K), le taux de chômage reste lui sur une tendance baissière pour s’élever aujourd’hui à 5.8%. Pour autant, la progression des salaires, elle, n’accélère toujours pas (+2% en glissement annuel). Malgré un marché de l’emploi en constante amélioration, la faiblesse des taux d’inflation devrait inciter la Fed à repousser autant que possible la date de remontée des taux.

En France, dans l’attente des chiffres de la croissance du T3-2014, certaines institutions ont publié leurs prévisions. Ainsi la Banque de France anticipe une croissance à +0.2% au T3 et +0.1% pour leT4. De plus, les entreprises continuent de réduire leurs investissements et la consommation des ménages reste
faible. Pour 2015, la baisse du pétrole pourrait permettre de soutenir le pouvoir d’achat des ménages et la baisse de l’Euro apporter un facteur de soutien pour la compétitivité des entreprises française face aux
entreprises hors zone euro.

En Chine, les autorités ont tenu a rassuré les investisseurs sur leur capacité à tenir un rythme de croissance supérieur à 7% en 2014. En revanche, le taux d’inflation stagne à +1.6% en octobre (comme en septembre), reflétant ainsi la baisse du coût des matières premières et la difficulté pour les entreprises de maintenir un rythme soutenu de la hausse des salaires. Les institutions devront donc continuer à prendre des mesures ciblées pour soutenir la croissance et éviter un nouveau gonflement de la bulle immobilière.

Au Japon, l’impact de la hausse de la TVA a été plus fort qu’attendu et le gouvernement japonais étudie quelle serait la meilleure stratégie pour soutenir l’activité. Selon la presse, la prochaine hausse de la TVA pourrait finalement être repoussée et la BoJ devrait poursuivre ses mesures de soutien pour la croissance et sa lutte pour l’inflation en attendant que les réformes structurelles menées par le gouvernement produisent leurs
effets.

Dans ce contexte, nous continuons de privilégier les marchés dont l’évolution du cours de la devise est
attendue à la baisse, ce qui est le cas de la zone Euro et du marché japonais.

Par Vincent Cudkowicz

Directeur Général, co-fondateur