En Europe, les négociations se poursuivent…

Mis à jour le: 05/07/2018 par Chaguir Mandjee

En Europe, les incertitudes persistent sur l’avancée des négociations aussi bien concernant les tensions en Ukraine, que sur un rapprochement des positions avec la Grèce.

En Ukraine tout d’abord, alors qu’un accord de cessez le feu a été signé la semaine dernière, celui-ci a du mal à être respecté. Après de nouveaux affrontements en début de semaine à la frontière, les Etats-Unis haussent à nouveau le ton et l’Europe n’exclut pas de prendre de nouvelles sanctions envers la Russie. Alors que le mot « guerre » a été clairement évoqué par François Hollande avant la signature de l’accord de Minsk, il est certains que si la situation venait à s’envenimer, ceci aurait un impact significatif sur l’activité économique en Europe pour le moment difficilement quantifiable.

Avec la Grèce, les négociations piétinent. Le Premier Ministre Grec a jusqu’à vendredi pour faire savoir s’il accepte ou non l’extension du programme d’aide conditionné à des réformes. Alors que les partenaires européens se montrent ferme et n’envisage pas d’accepter une réduction pure et simple de la dette, la Grèce continue d’être sous pression. Les ménages et les entreprises grecs continuent de retirer leur fonds des banques générant de nouveaux besoin de liquidités pour les institutions financières du pays. Alors que la BCE avait évoqué la possibilité de stopper son programme d’aide d’urgence aux banques, elle devrait en dire d’avantage dans les prochains jours mais pourrait se montrer soucieuse de ne pas provoquer une double crise.

Au Japon, la banque centrale tempère son optimisme et maintient le statut quo monétaire. Les derniers indicateurs disponibles indiquent une faible reprise suite à la récession technique enregistrée au second et troisième trimestre 2014. Le rebond de la consommation privée est ainsi moins important qu’initialement anticipé. La BoJ a cependant souligné que les exportations et la production industrielle seront un facteur de soutien plus vigoureux de la croissance, lui laissant des marges de manœuvres supplémentaires pour ne pas annoncer de nouvelles mesures.

Dans ce contexte, de fortes incertitudes, les marchés européens continuent de progresser, porter par l’action de la BCE et dans l’anticipation d’une amélioration des publications des entreprises dans les semaines à venir. Notre analyse à moyen terme reste d’actualité, mais les tensions et l’imprévisibilité de l’évolution de celles-ci nous conduisent à rester prudents.

 

Par Chaguir Mandjee

Directeur Général de Haas Gestion