La croissance au centre de l’attention…

Mis à jour le: 05/07/2018 par Chaguir Mandjee

EDITO

Le FMI reste optimiste pour la croissance mondiale, dans une analyse détaillée des effets de l’effondrement du prix du pétrole, le FMI donne une estimation des effets potentiels pour l’économie mondiale. Selon les calculs de l’institution, le gain en croissance serait compris entre 0,3% et 0,7% en 2015 et 0,4%/0,8% en 2016. Bien que les effets soient globalement favorables pour le monde, le FMI fait des distinctions importantes entre les pays. Pour les pays exportateurs, le bilan est évidemment négatif. La chute des cours dégradera le solde budgétaire et commercial ce qui accroît les pressions baissières sur les devises des pays. Pour les pays importateurs, le bilan est nettement plus favorable. L’activité économique bénéficiera du gain en pouvoir d’achat des ménages et de l’amélioration des marges des entreprises.

En France, la croissance parait bien terne avec un taux de croissance qui a été confirmé à 0,3% au T3-2014 par rapport aux 3 mois précédents par l’INSEE. L’expansion de l’activité tient à la demande domestique autant publique que privée. Sur le plan de l’investissement, le tableau est moins favorable avec un recul des dépenses des ménages et des administrations et une stabilisation de celles des entreprises. La France reste donc coincée dans une phase de croissance quasi-nulle et les perspectives pour les prochains trimestres sont mitigées. L’année 2015 devrait toutefois être moins défavorable grâce à la baisse du prix de l’or noir et de l’euro.

En Grèce, le candidat de la coalition au pouvoir n’a obtenu que 168 votes sur les 200 nécessaires pour être élu au poste de Président lors du second tour, ceci constitue une amélioration par rapport au premier tour (160 votes pour). Elle est cependant toujours insuffisante si le Premier ministre n’est pas en mesure de convaincre douze députés additionnels afin d’atteindre la majorité qualifiée de 180 votes positifs au troisième et dernier tour le 29 décembre. L’issue du scrutin reste très serrée, et de nature à entretenir les doutes quant à la capacité de la Grèce à tenir ses objectifs en termes de réformes et de maîtrise budgétaire.

Aux Etats-Unis, la 3ème estimation de la croissance américaine au T3-2015 a encore surpris positivement. L’économie a finalement progressé de 5% en rythme séquentiel annualisé, sans contrecoup après une dynamique du T2-2014 (+4,6%) déjà particulièrement soutenue. Après deux trimestres plus modestes, la demande privée retrouve son dynamisme, soutenue par une confiance forte des Américains, très sensibles à la baisse du baril de pétrole, et plus généralement à l’amélioration du marché de l’emploi.

 

Par Chaguir Mandjee

Directeur Général de Haas Gestion