La croissance sera un catalyseur …

Mis à jour le: 05/07/2018 par Chaguir Mandjee

Le gouvernement grec a précisé dernièrement ses propositions, le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a proposé d’échanger la dette publique grecque détenue par les institutions publiques et la BCE contre des obligations indexées sur la croissance et des obligations perpétuelles. Mr Varoufakis a précisé qu’il n’exigeait pas de coupe dans les 320 MM€ de dette, il s’engage à oeuvrer en contrepartie pour dégager un excédent primaire, en luttant notamment contre l’évasion fiscale, et promet un calendrier de réformes structurelles. Un accord de restructuration de la dette détenue par le FMI (32 MM€) semble peu probable, mais les signaux positifs se multiplient.

L’économie américaine, quant à elle, continue de donner des signes de faiblesse subissant les effets de la chute du prix du pétrole qui pénalise les investissements dans le secteur de l’énergie, les statistiques économiques des derniers mois font état d’un ralentissement du rythme d’expansion de l’activité aux États-Unis. Le 1er effet de la baisse du prix de l’or noir est donc directement négatif sur la croissance mais les impacts favorables vont se matérialiser progressivement, le gain en pouvoir d’achat pour les ménages soutiendra la consommation qui reste le principal moteur de la croissance américaine.

En Chine, la publication de l’indice PMI composite HSBC de janvier atteste d’une réduction du rythme d’expansion de l’activité, passant de 51,4 en décembre à 51 points en ce 1er mois de l’année, soit un plus bas en 8 mois. Par secteur, l’activité ralentit principalement dans les services (51,8 contre 53,4 points en décembre). A noter toutefois que le secteur manufacturier enregistre quant à lui un 1er rebond depuis octobre (à 49,7 en estimation finale contre 49,6 en décembre). La poursuite du ralentissement de la croissance chinoise soutient l’idée de mesures additionnelles dans les prochains mois.

Enfin, Le cours du baril de pétrole se reprend, la phase de stabilisation observée depuis mi-janvier se poursuivant avec une remontée significative récente. La publication en fin de semaine dernière d’une statistique témoignant d’une réduction significative du nombre de forages aux Etats-Unis a servi de catalyseur à l’inversion de positions spéculatives qui tablaient sur un déséquilibre durable entre l’offre (excédentaire) et la demande.

En conséquence, les marchés actions expérimentent un regain d’optimisme en ce début d’année alors que la Grèce réduit le niveau de ses exigences dans la but de trouver un terrain de compromis avec les partenaires européens ce qui s’est aussi reflété dans la légère remontée de l’euro.

 

Par Chaguir Mandjee

Directeur Général de Haas Gestion