Résultats de l’étude INSEE sur l’épargne des Français – décryptage par Bienprévoir.fr

Mis à jour le: 05/07/2018 par Vincent Cudkowicz

L’INSEE publie ce jour les chiffres détaillés de la croissance de 2011 et notamment des Français face à l’épargne.

Si l’Institut explique que la France connait une croissance qui l’éloigne de la récession, les chiffres publiés indiquent surtout que les Français ont fait gonfler leur bas de laine l’an passé : le taux d’épargne des Français a augmenté en 2011 à 16,8%, son plus haut niveau depuis 1983.
Cependant, l’épargne financière des ménages progresse elle moins vite: le taux d’épargne financier des ménages (hors logement) ne progresse que de 0,4 points pour s’établir à 7,4 % du revenu disponible brut.

« Cela s’explique surtout par la crise, et le souhait de prévenir un coup dur… Les Français, depuis 2008, souhaitent avoir un volet d’épargne dit « de précaution » assez élevé. C’est une spécificité française d’ailleurs.. ! » explique Vincent Cudkowicz, Directeur Général de Bienprévoir.fr.

En terme de placements, cela explique notamment l’engouement pour le Livret A et les Livrets Boostés.
Cependant, l’assurance vie a montré en février – et ce pour la première fois depuis 6 mois – des signes positifs en terme de collecte. Les Français, inquiets au dernier trimestre 2011 du fait de la crise Grecque, ont préféré puiser dans leur épargne longue, et regonfler leurs livrets.
Depuis, ils ont été rassurés et ont ainsi recommencé à positionner leur épargne pour le long terme, notamment en vue de la préparation à la retraite.

Les débats ces derniers mois sur le désendettement de la France, dans le cadre des présidentielles ont pu encourager les Français à prendre des décisions de réduction de leur épargne :

« Toutes les mesures d’austérité censées aider l’économie de la France à se relever n’a pas favorisé l’épargne. Il serait facile de penser que l’économie, pour repartir, a besoin que les ménages consomment. Mais le système n’est pas si manichéen. Et l’épargne des citoyens est un formidable levier économique, s’il est bien diversifié : l’Assurance-Vie par exemple finance 20% de la dette Française et les Livrets A soutiennent la construction de logements sociaux… Il ne faudrait pas que les décisions politiques de prochains mois se cristallisent excessivement sur l’épargne car elles risqueraient de bloquer la machine et donc l’économie ! » commente M. Cudkowicz.

Par Vincent Cudkowicz

Directeur Général, co-fondateur